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Une matinée dans une école d'esthétique...

Publié le par coccinelle-de-la-beaute

Salut mes jolies Coccinettes!

Comme vous le savez sans doute si vous suivez ce blog, j'ai passé un CAP d'esthéticienne en reconversion pro pendant l'année scolaire 2011-2012, à l'école Silvya Terrade de Lyon, j'avais 29 ans (j'en ai 34 maintenant).

J'étais dans une classe d'adultes qui étaient, comme moi, en reconversion (certaines étaient d'ailleurs en Fongecif). Nous n'avions que deux jours de cours par semaine: les lundis et les mardis. Contrairement aux jeunes élèves qui suivaient un cursus "normal" et qui avaient cours toute la semaine. Cet aménagement d'emploi du temps permettait à celles et à celui (nous avions un homme avec nous pour les cours de pratique, ça faisait bizarre) qui travaillaient de pouvoir garder leur activité professionnelle le restant de la semaine. Nous avons donc passé notre examen en accéléré, en 1 an.

Nos lundis étaient consacrés à nos cours de pratique (soins du visage, épilation, maquillage...) et les mardis, nous avions tous nos cours de théorie professionnelle (biologie de la peau, dessin, vente, cosmétologie...). Comme j'étais déjà titulaire d'un Baccalauréat Général Littéraire, j'étais dispensée des matières générales telles que l'anglais, l'histoire... Mon année m'a couté environ 3600 euros, avec la mallette de matériel incluse.

Allez, je vous emmène avec moi pour un cours de soin du visage. Désolée par avance pour la qualité de certaines des photos ci-dessous. Je les ai prises à l'époque de ma formation, ce qui veut dire que je n'avais pas de blog (j'étais donc assez inexpérimentée en photographie) et encore moins d'appareil photo Reflex...

L'école Silvya Terrade de Lyon...
L'école Silvya Terrade de Lyon...
L'école Silvya Terrade de Lyon...
L'école Silvya Terrade de Lyon...
L'école Silvya Terrade de Lyon...

L'école Silvya Terrade de Lyon...

8h: j'arrive à l'école, munie de mon sac et de ma valise (fournie par l'école) contenant tout mon matériel de pratique (serviettes, bols, coupelles, spatules...). Je regarde en passant (pour une énième fois) les panneaux d'affichage sur lesquels on peut voir le planning de journées de pratique à venir. Aujourd'hui, ce sera soin du visage le matin et épilation l'après-midi. Je regarde dans quelle salle de cours je dois me rendre, et je commence à monter les étages...

8h45: Début du cours. J'ai déjà préparé mon poste de travail avec ma binôme. Nous nous sommes changées et avons revêtu nos tenues de travail fournies également par l'école (legging violet, ballerines et T-Shirt blancs, tablier violet). Nous n'avons pas de casier car nous ne sommes à l'école que deux jours par semaine. Ce qui fait que notre classe est pas mal encombrée pendant nos jours de pratique, car toutes les filles viennent avec tout leur matériel.

La prof nous donne les consignes de la matinée. Elle nous explique que nous devons réaliser un soin pour peau grasse. Nous devons donc adapter les produits, les appareils et le modelage visage en fonction des particularités de ce type de peau.

Avant de pouvoir faire un modelage (massage) sur un vrai visage, on s'est d'abord entraînées sur des masques...
Avant de pouvoir faire un modelage (massage) sur un vrai visage, on s'est d'abord entraînées sur des masques...

Avant de pouvoir faire un modelage (massage) sur un vrai visage, on s'est d'abord entraînées sur des masques...

Poste de travail typique pendant un cours de soins du visage...

Poste de travail typique pendant un cours de soins du visage...

Dans un silence quasi religieux, nous commençons notre soin. Pendant la première partie de la matinée, je vais réaliser le soin sur ma binôme allongée tandis que je lui servirai à mon tour de modèle pour la seconde partie de la matinée. La prof passe dans les rangs pour observer tandis que nous exécutons nos gestes qui sont devenus quasi-automatiques. Elle nous prodigue des conseils lorsqu'il y en a besoin.

Nous commençons par l'étape de nettoyage qui comprend un démaquillage complet avec application d'une lotion suivi d'une épilation des sourcils à la pince à épiler puis par la pose d'un gommage enzymatique. En effet, il existe principalement deux types de gommages: mécaniques ou enzymatiques. Le premier (qui n'est absolument pas recommandé pour une peau grasse car il stimulerait trop les glandes qui produisent le sébum) contient des particules (noyaux d'abricots pulvérisés, pierre ponce pulvérisée, billes de collagène dures, graines de fraises ou de framboises....) qui agissent par frottement sur la peau.

Les gommages enzymatiques, quand à eux, sont moins agressifs pour les peaux grasses et sensibles. Il suffit de les laisser poser quelques minutes et de les retirer avec de l'eau. 

Une fois que la phase de nettoyage de la peau est terminé, nous utilisons le vapozone, qui est un appareil électrique chauffant qui permet d'effectuer une pulvérisation plus ou moins chaude de vapeur d'eau en présence d'ozone ou de vapeurs aromatiques. La sensation est très agréable! Cet appareil est utilisé pour un effet assainissant, émollient qui permettra d'ouvrir les ostias (pores) pour pouvoir ensuite enlever les comédons.

Le vapozone en action...

Le vapozone en action...

Après cela, j'utilise un autre appareil qui s'appelle "haute fréquence" en utilisant l'électrode champignon à vide partiel en mouvements lents de va et vient sur la peau du visage. Ce qui génère une action cicatrisante et bactéricide, parfait pour une peau grasse qui a tendance à être victime de petits boutons à cause de l'excès de sébum.

L'appareil à Haute Fréquence (l'électrode champignon se situe à gauche)

L'appareil à Haute Fréquence (l'électrode champignon se situe à gauche)

Ensuite, nous attaquons le modelage (massage esthétique) du visage. Pour une peau grasse, il n'y a pas beaucoup de techniques à mettre en oeuvre car on ne veut absolument pas stimuler la peau, au risque d'accélérer la production de sébum. Tout modelage du visage s'ouvre avec de grands mouvements généraux et agréables sur l'ensemble du visage. J'enchaîne ensuite avec le traitement du contour des yeux, des vibrations sur le décolleté et le visage puis un mouvement généralisant final. Un modelage complet s'effectue en 20 minutes. Mais comme on ne fait pas toutes les techniques avec une peau grasse, cela ne dure qu'une petite dizaine de minutes.

 

Après cela, nous posons le masque à l'aide d'un gros pinceau. Pour une peau grasse, on utilise évidemment un masque terreux. Ce type de masque est absorbant et permet donc une absorption efficace du sébum. La pose de masque doit être rapide, tout en étant précise et esthétique. La peau ne doit pas se voir en transparence, donc il faut appliquer en couche épaisse.

 

Après le masque, on applique une crème hydratante de base en mouvements gracieux sur le visage du modèle et enfin, le soin du visage est terminé!

 

10h15/20: Je nettoie mon poste de travail une dernière fois, j'enfile mon paréo de modèle et c'est au tour de mon binôme de me faire un soin jusqu'à midi!

 

PS: J'ai oublié de mentionner le fait qu'entre chaque étape du soin, chacune d'entre nous a vidé sa poubelle de table, a nettoyé ses coupelles et spatules et a aussi vidé l'eau du grand bol. Le poste du travail doit être impeccable tout au long du soin et les profs sont très à cheval là-dessus!

CONCLUSION

 Cela m'a fait vachement bizarre de me replonger dans mes souvenirs d'école d'esthétique et de piocher d'anciennes photos pour cet article! Désolée si j'emploie des termes parfois un peu compliqués à comprendre pour les non-initiés (ostias, hum...), mais je voulais vous retranscrire dans les moindres détails ce à quoi ressemblait mon cours de pratique de soin du visage...

J'ai beaucoup aimé cette formation, même s'il est dommage que les techniques utilisées en cours sont parfois vieilles et désuètes, encore de nos jours. Je m'explique. Par exemple, en maquillage beauté, on nous apprenait qu'il fallait ABSOLUMENT faire le maquillage des yeux et de la bouche soit dans les tons froids, soit dans les tons chauds. Mais en aucune façon on ne pouvait mélanger les deux. Or, à mon humble avis, un maquillage des yeux marron (ton chaud) se marie très bien avec une bouche rose pâle (ton froid)... Pareil pour les cours de manucure, on repoussait les cuticules avec des bâtons en buis alors qu'il existe maintenant des repoussoirs en métal bien plus efficaces et qui vont bien plus vite. Enfin, on utilisait également un autre appareil à pulvérisation (autre que le vapozone) et qui s'appelait le Lucas Championnière. Or, cet appareil n'est presque plus utilisé dans les instituts, de nos jours! A quoi cela sert-il donc d'apprendre à l'utiliser si on ne s'en servira pas plus tard, sur le marché du travail? En fait, voilà ce que je reproche à la formation "de base" d'esthéticienne: le fait que les cours soient les mêmes qui étaient donnés il y a 20 ou 30 ans en arrière! L'univers de l'esthétique évolue, mais ces évolutions ne se ressentent pas dans beaucoup d'écoles!

Mais en dehors de ça, j'ai tellement appris sur des sujets aussi divers que la biologie de la peau, la colorimétrie, la vente, la cosmétologie, le maquillage, le massage bien-être, un peu de myologie (apprentissage des muscles du corps humain)... Je ne regrette absolument pas cette formation, elle m'a d'ailleurs permis de travailler quelques mois dans une parfumerie/institut à Andrézieux-Bouthéon, ici dans la Loire, et ça a été une expérience tellement enrichissante!

 

Lorsque je travaillais à la parfumerie Passion Beauté, j'étais en charge du rayon de la marque Clinique, j'adore cette marque!

Lorsque je travaillais à la parfumerie Passion Beauté, j'étais en charge du rayon de la marque Clinique, j'adore cette marque!

Et vous, les filles, vous êtes ou vous avez été en école d'esthétique? Si oui, vous aimez ou vous avez aimé? Ou alors, est-ce que ça vous plairait de faire une formation d'esthéticienne? Si oui, pourquoi?

Publié dans Beauté

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Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!

Publié le par coccinelle-de-la-beaute

Quand vous planifiez un séjour ou un week-end quelque part, est-ce que vous pensez à venir visiter la Loire? La plupart du temps, non! Et bien, c'est fort dommage car ce beau département regorge vraiment de trésors en termes de paysages, de châteaux, de vieux villages médiévaux et de musées.

C'est d'ailleurs d'un beau musée ligérien dont je vais vous parler aujourd'hui, la Maison des Tresses et Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay... Cette commune se trouve non loin de Saint-Chamond sur les contreforts du Massif du Pilat. Elle borde la rivière du Dorlay qui est le principal affluent du Gier. Il prend sa source au Col de l'Oeillon à 1390 mètres d'altitude et se jette dans le Gier à Lorette après un parcours de 17 kilomètres. Rarement asséché, de nombreux sites industriels s'installèrent au long de ses berges, dont l'usine de fabrication de tresses et de lacets qui se trouvait dans ce bâtiment que nous avons visité, avant que ça ne devienne un musée.

En arrivant au musée des Tresses et des Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay...
En arrivant au musée des Tresses et des Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay...
En arrivant au musée des Tresses et des Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay...
En arrivant au musée des Tresses et des Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay...
En arrivant au musée des Tresses et des Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay...

En arrivant au musée des Tresses et des Lacets à La Terrasse-sur-Dorlay...

Saviez-vous que jusqu'en 1912, Saint-Chamond est avec la vallée du Dorlay, la capitale européenne de la tresse et du lacet? En effet, l'industrie du lacet dans la région de Saint-Chamond remonte aux années 1800. Richard Chambovet y crée la première fabrique de tresses et de lacets, composée de vingt métiers à tresser. Deux ans après, il fait construire sept autres métiers. En 1812, 82 métiers rythment l'activité de la fabrique. 17 usines sont installées sur les 17 kilomètres de la vallée du Dorlay.

Le personnel, essentiellement féminin, venait surtout de la vallée du Gier pour travailler la semaine. Les étages supérieurs des usines ont longtemps servis de dortoirs pour les ouvrières.

En tout cas, la visite de ce musée commence hors de ses murs. Le jeune guide fort agréable, je ne me souviens absolument plus de son prénom (serait-ce Kévin?), nous emmène le long de la rivière du Dorlay pour nous montrer, à environ 150 mètres en amont du musée, l'endroit précis ou une partie de l'eau de la rivière est prélevée pour alimenter un canal qui va lui-même alimenter une énorme roue à augets, à l'usine.

Le long de la rivière du Dorlay et canal qui alimente la roue à augets (se trouvant à l'intérieur de l'usine) grâce à laquelle les métiers à tresser peuvent fonctionner...
Le long de la rivière du Dorlay et canal qui alimente la roue à augets (se trouvant à l'intérieur de l'usine) grâce à laquelle les métiers à tresser peuvent fonctionner...
Le long de la rivière du Dorlay et canal qui alimente la roue à augets (se trouvant à l'intérieur de l'usine) grâce à laquelle les métiers à tresser peuvent fonctionner...
Le long de la rivière du Dorlay et canal qui alimente la roue à augets (se trouvant à l'intérieur de l'usine) grâce à laquelle les métiers à tresser peuvent fonctionner...

Le long de la rivière du Dorlay et canal qui alimente la roue à augets (se trouvant à l'intérieur de l'usine) grâce à laquelle les métiers à tresser peuvent fonctionner...

La roue à augets du musée, encore en parfait état de marche. Elle fait 6 mètres de diamètre et pèse 15 tonnes. A l'époque de l'usine, elle entraînait 500 métiers à la fois.
La roue à augets du musée, encore en parfait état de marche. Elle fait 6 mètres de diamètre et pèse 15 tonnes. A l'époque de l'usine, elle entraînait 500 métiers à la fois.

La roue à augets du musée, encore en parfait état de marche. Elle fait 6 mètres de diamètre et pèse 15 tonnes. A l'époque de l'usine, elle entraînait 500 métiers à la fois.

Après cela, nous nous rendons dans la grande salle du musée où se trouvent des dizaines de métiers à tresser. C'est assez impressionnant, d'ailleurs! Le guide nous fait diverses démonstrations, comme comment enfiler le fil dans la cannette d'un des métiers. Super compliqué! Puis il met en route quelques machines (pas toutes!) et le bruit est juste assourdissant! D'ailleurs, à l'époque, la majorité des ouvrières finissaient sourdes.

Il nous a également expliqué l'histoire de l'usine (appelée l'usine du Moulin Pinte), dont les murs abritent maintenant le musée. A la base, le bâtiment était une vinaigrerie qui finit par être détruite par un incendie. En 1823, Jean-Baptiste Morel achète l'ancienne vinaigrerie. Il y fait reconstruire les bâtiments et y installe un moulinage de soie.

A la fin du XIX ème siècle, Barthélémy Callet achète l'usine et transforme le moulinage en fabrique de lacets. Elle prospère rapidement, abrite 500 métiers et offre jusqu'à 90 emplois.

C'est en 1933 que François Camus se porte acquéreur de l'ensemble et se voit adjuger l'usine et les propriétés. Mais ce n'est qu'en 1938 que l'activité de l'usine connaîtra un véritable essor. François Camus acquiert alors une solide réputation de tresseur et emploie jusqu'à 60 personnes avec un parc de 500 métiers jusqu'en 1972. Son fils Guy Camus relance l'activité de 1982 à 1993.

Mais ce qui m'a le plus plu, c'était le mur du fond de cette vaste salle, recouvert d'étagères remplies de bobines de fil de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel! C'était magnifique! J'ai donc pris plein de photos, enjoy!

Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!
Feu d'artifice de couleurs à la Maison des Tresses et Lacets dans la Loire!

En conclusion, ce musée est un "must-see" dans le département de la Loire, n'hésitez surtout pas à aller le visiter! Je ne me souviens plus du prix d'entrée, mais il ne me semble pas que c'était cher. Le jeune guide est vraiment adorable, très souriant et explique bien. Je n'ai absolument pas regretté ma visite, c'était vraiment chouette! Et il y a de quoi prendre de belles photos!

En bref, la Maison des Tresses et Lacets, the place to see!

A bientôt!

Publié dans La Loire

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