Les mystères du village de Sainte-Croix-en-Jarez dans la Loire...

Publié le par coccinelle-de-la-beaute

Hello les Coccinettes!

 

Je reviens vers vous aujourd'hui avec un article qui sort un peu de l'ordinaire et qui ne parle donc pas beauté ou mode...

Depuis que j'ai déménagé dans la Loire début 2015, je me suis rapidement aperçue que ce département regorge de contes et de légendes, mais aussi de lieux mystérieux ou la magie se mêle aux traditions religieuses... Des souterrains mystérieux dans le Forez, des châtelains ayant pactisé avec le Diable, des pierres fréquentées par des fées, des croix s'ouvrant le jour de Noël, au douzième coup de minuit, pour laisser entrevoir un fabuleux trésor, des serpents géants, des dragons, des momies secrètes retrouvées sous une dalle d'église... Voilà un tout petit aperçu de ce qui constitue l'héritage légendaire de ce département que j'aime chaque jour de plus en plus. 

J'adore découvrir ces histoires. Sans forcément y croire, je trouve qu'elles donnent une âme et une perspective à un lieu. Tous ces endroits deviennent tout de suite moins impersonnels et on s'y sent beaucoup plus vite comme chez soi.

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un de ces lieux que j'ai découvert très récemment avec mon homme. Il s'agit du village de Sainte-Croix-en-Jarez, classé aux Plus Beaux Villages de France.

Ce village de la Loire (il se situe entre Lyon et Saint-Etienne, pas loin de la ville de Rive-de-Gier) a été habité par des moines, les frères chartreux, de 1280 jusqu'à la Révolution Française, durant laquelle ces moines de Sainte-Croix sont dépossédés de leurs biens et chassés par les révolutionnaires. Devenus biens nationaux, les bâtiments et les jardins sont divisés en 44 lots et sont acquis aux enchères par les habitants des environs. A ce jour, ce village est toujours habité par des personnes comme vous et moi, et qui vivent de façon un peu communautaire. Cette chartreuse est divisée en deux cours intérieures reliées par un passage partiellement couvert, le tout entouré par un mur qui isolait ces moines du monde extérieur.

Mais voici quelques photos...

 

L'entrée du village de Sainte-Croix-en-Jarez. A la base, la façade n'avait pas de fenêtres ni de portes. Seules les meurtrières donnaient sur l'extérieur, dans un souci d'isolement, plus propice à la méditation spirituelle.
L'entrée du village de Sainte-Croix-en-Jarez. A la base, la façade n'avait pas de fenêtres ni de portes. Seules les meurtrières donnaient sur l'extérieur, dans un souci d'isolement, plus propice à la méditation spirituelle.
L'entrée du village de Sainte-Croix-en-Jarez. A la base, la façade n'avait pas de fenêtres ni de portes. Seules les meurtrières donnaient sur l'extérieur, dans un souci d'isolement, plus propice à la méditation spirituelle.
L'entrée du village de Sainte-Croix-en-Jarez. A la base, la façade n'avait pas de fenêtres ni de portes. Seules les meurtrières donnaient sur l'extérieur, dans un souci d'isolement, plus propice à la méditation spirituelle.

L'entrée du village de Sainte-Croix-en-Jarez. A la base, la façade n'avait pas de fenêtres ni de portes. Seules les meurtrières donnaient sur l'extérieur, dans un souci d'isolement, plus propice à la méditation spirituelle.

Lorsqu'on rentre dans le village par le porche, on arrive dans une première grande cour appelée "La cour des Frères". Elle était réservée aux frères qui n'avaient pas fait voeu d'isolement. Une quinzaine d'entre eux y logeaient et y travaillaient. Chacun d'entre eux avait un travail bien défini, comme la buanderie, la menuiserie ou la forge... Cela contribuait au bon fonctionnement de la communauté toute entière.
Lorsqu'on rentre dans le village par le porche, on arrive dans une première grande cour appelée "La cour des Frères". Elle était réservée aux frères qui n'avaient pas fait voeu d'isolement. Une quinzaine d'entre eux y logeaient et y travaillaient. Chacun d'entre eux avait un travail bien défini, comme la buanderie, la menuiserie ou la forge... Cela contribuait au bon fonctionnement de la communauté toute entière.
Lorsqu'on rentre dans le village par le porche, on arrive dans une première grande cour appelée "La cour des Frères". Elle était réservée aux frères qui n'avaient pas fait voeu d'isolement. Une quinzaine d'entre eux y logeaient et y travaillaient. Chacun d'entre eux avait un travail bien défini, comme la buanderie, la menuiserie ou la forge... Cela contribuait au bon fonctionnement de la communauté toute entière.
Lorsqu'on rentre dans le village par le porche, on arrive dans une première grande cour appelée "La cour des Frères". Elle était réservée aux frères qui n'avaient pas fait voeu d'isolement. Une quinzaine d'entre eux y logeaient et y travaillaient. Chacun d'entre eux avait un travail bien défini, comme la buanderie, la menuiserie ou la forge... Cela contribuait au bon fonctionnement de la communauté toute entière.
Lorsqu'on rentre dans le village par le porche, on arrive dans une première grande cour appelée "La cour des Frères". Elle était réservée aux frères qui n'avaient pas fait voeu d'isolement. Une quinzaine d'entre eux y logeaient et y travaillaient. Chacun d'entre eux avait un travail bien défini, comme la buanderie, la menuiserie ou la forge... Cela contribuait au bon fonctionnement de la communauté toute entière.

Lorsqu'on rentre dans le village par le porche, on arrive dans une première grande cour appelée "La cour des Frères". Elle était réservée aux frères qui n'avaient pas fait voeu d'isolement. Une quinzaine d'entre eux y logeaient et y travaillaient. Chacun d'entre eux avait un travail bien défini, comme la buanderie, la menuiserie ou la forge... Cela contribuait au bon fonctionnement de la communauté toute entière.

Le corridor qui reliait la "Cour des Frères" (qui travaillaient) et la "Cour des Pères" (qui vivaient en ermites)...
Le corridor qui reliait la "Cour des Frères" (qui travaillaient) et la "Cour des Pères" (qui vivaient en ermites)...
Le corridor qui reliait la "Cour des Frères" (qui travaillaient) et la "Cour des Pères" (qui vivaient en ermites)...

Le corridor qui reliait la "Cour des Frères" (qui travaillaient) et la "Cour des Pères" (qui vivaient en ermites)...

La "Cour des Pères", ou les moines vivent seuls dans 14 cellules. Ils passent leur journée à prier et à étudier la théologie et les Saintes Ecritures...
La "Cour des Pères", ou les moines vivent seuls dans 14 cellules. Ils passent leur journée à prier et à étudier la théologie et les Saintes Ecritures...
La "Cour des Pères", ou les moines vivent seuls dans 14 cellules. Ils passent leur journée à prier et à étudier la théologie et les Saintes Ecritures...
La "Cour des Pères", ou les moines vivent seuls dans 14 cellules. Ils passent leur journée à prier et à étudier la théologie et les Saintes Ecritures...
La "Cour des Pères", ou les moines vivent seuls dans 14 cellules. Ils passent leur journée à prier et à étudier la théologie et les Saintes Ecritures...

La "Cour des Pères", ou les moines vivent seuls dans 14 cellules. Ils passent leur journée à prier et à étudier la théologie et les Saintes Ecritures...

Ce lieu m'a tout de suite fasciné. Imaginez-vous ce petit village perdu au fond d'un vallon dans les contreforts du massif du Pilat. Aujourd'hui, il y a bien quelques routes et petits hameaux tout autour, mais à l'époque, ce devait être un lieu extrêmement retiré, battu par les vents en hiver... Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les moines appelaient les environs directs de leur chartreuse, "le désert"... J'y suis retournée une deuxième fois, après l'avoir visité pour la première fois. Il y a quelque chose d'énigmatique et de secret dans ces vieilles pierres... D'ailleurs, différentes légendes sont attachées à ce lieu. Je vais vous en évoquer quelques-unes...

Tout d'abord, en 1640, il fut donné aux moines chartreux le pouvoir d'exorcisme contre les vampires humains (oui, oui!). Dans le texte retrouvé, il n'en est pas dit plus. On ne connaît donc pas la nature, le nombre ou le lieu ou opéraient ces "créatures". Cet exorcisme et ses gestes rituels sont d'ailleurs détaillés dans l'écrit. La formule consistait à faire une incision en croix sur la porte du domicile et à dire la formule suivante en latin: "Par la permission du bienheureux saint Sion et saint Vanien, buveur de sang, buveur de vie, de quelque venin que tu viennes, je te conjure de disparaître par où et d'où tu as frappé. Par la verte veine de Notre Seigneur Jésus-Christ, je te conjure et t'arrête et dissocie." S'ensuivait une aspersion d'eau bénite

Alors, est-ce là une preuve que ces créatures mythiques ont existé ou tout cela n'est-il que le fruit de l'imagination débordante de quelques moines trop isolés? A vous de choisir...

Nous avons décidé, mon chéri et moi, de faire la visite guidée. Elle coûte 6 euros par personne et dure environ 45 minutes. Voici des photos de cette visite...

 

Ce petit cloître desservait l'église et les cuisines. Les frères chartreux étaient enterrés dans la partie centrale de cet espace, là où il y a le gazon. Ils étaient enterrés sans sépultures, à même le sol, enveloppés dans leur vêtement. C'était une sorte de fosse commune. Il se dit que les âmes de ces moines errent encore dans ces murs...
Ce petit cloître desservait l'église et les cuisines. Les frères chartreux étaient enterrés dans la partie centrale de cet espace, là où il y a le gazon. Ils étaient enterrés sans sépultures, à même le sol, enveloppés dans leur vêtement. C'était une sorte de fosse commune. Il se dit que les âmes de ces moines errent encore dans ces murs...
Ce petit cloître desservait l'église et les cuisines. Les frères chartreux étaient enterrés dans la partie centrale de cet espace, là où il y a le gazon. Ils étaient enterrés sans sépultures, à même le sol, enveloppés dans leur vêtement. C'était une sorte de fosse commune. Il se dit que les âmes de ces moines errent encore dans ces murs...

Ce petit cloître desservait l'église et les cuisines. Les frères chartreux étaient enterrés dans la partie centrale de cet espace, là où il y a le gazon. Ils étaient enterrés sans sépultures, à même le sol, enveloppés dans leur vêtement. C'était une sorte de fosse commune. Il se dit que les âmes de ces moines errent encore dans ces murs...

Ahhh, les fameuses fresques de Sainte-Croix-en-Jarez! Ces peintures murales ont été exécutées vers 1327 et sont aujourd'hui classées aux monuments historiques. Ce sont des peintures funéraires en l'honneur de Thibaud de Vassalieu. Ce dernier était archidiacre de Lyon et avait demandé par testament à être inhumé dans la chapelle de Sainte-Croix. Les quatre tableaux placés au-dessus de sa sépulture représentent la mort de Thibaud de Vassalieu, la procession des Pères, le couronnement de la Vierge et la Crucifixion.
Ahhh, les fameuses fresques de Sainte-Croix-en-Jarez! Ces peintures murales ont été exécutées vers 1327 et sont aujourd'hui classées aux monuments historiques. Ce sont des peintures funéraires en l'honneur de Thibaud de Vassalieu. Ce dernier était archidiacre de Lyon et avait demandé par testament à être inhumé dans la chapelle de Sainte-Croix. Les quatre tableaux placés au-dessus de sa sépulture représentent la mort de Thibaud de Vassalieu, la procession des Pères, le couronnement de la Vierge et la Crucifixion.
Ahhh, les fameuses fresques de Sainte-Croix-en-Jarez! Ces peintures murales ont été exécutées vers 1327 et sont aujourd'hui classées aux monuments historiques. Ce sont des peintures funéraires en l'honneur de Thibaud de Vassalieu. Ce dernier était archidiacre de Lyon et avait demandé par testament à être inhumé dans la chapelle de Sainte-Croix. Les quatre tableaux placés au-dessus de sa sépulture représentent la mort de Thibaud de Vassalieu, la procession des Pères, le couronnement de la Vierge et la Crucifixion.

Ahhh, les fameuses fresques de Sainte-Croix-en-Jarez! Ces peintures murales ont été exécutées vers 1327 et sont aujourd'hui classées aux monuments historiques. Ce sont des peintures funéraires en l'honneur de Thibaud de Vassalieu. Ce dernier était archidiacre de Lyon et avait demandé par testament à être inhumé dans la chapelle de Sainte-Croix. Les quatre tableaux placés au-dessus de sa sépulture représentent la mort de Thibaud de Vassalieu, la procession des Pères, le couronnement de la Vierge et la Crucifixion.

Suite de la visite avec l'Eglise Paroissiale et la cuisine. Dans cette dernière, un frère préparait les repas puis les livrait dans les cellules de chaque moine. L'alimentation des Chartreux était essentiellement constituée de légumes, céréales, fruits et laitages. Ils ne consommaient jamais de viande mais le poisson était permis.
Suite de la visite avec l'Eglise Paroissiale et la cuisine. Dans cette dernière, un frère préparait les repas puis les livrait dans les cellules de chaque moine. L'alimentation des Chartreux était essentiellement constituée de légumes, céréales, fruits et laitages. Ils ne consommaient jamais de viande mais le poisson était permis.

Suite de la visite avec l'Eglise Paroissiale et la cuisine. Dans cette dernière, un frère préparait les repas puis les livrait dans les cellules de chaque moine. L'alimentation des Chartreux était essentiellement constituée de légumes, céréales, fruits et laitages. Ils ne consommaient jamais de viande mais le poisson était permis.

Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.
Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.
Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.
Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.
Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.
Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.

Fin de la visite guidée avec une "cellule", sorte d'appartement pour le moine ermite. Il y mangeait seul, face à la fenêtre qui donnait sur l'extérieur.

Une deuxième légende concerne un trésor, et pas des moindres car il s'agit de celui des Templiers! Mais plongeons dans le passé... Le 14 septembre 1307, le roi Philippe le Bel décide de faire arrêter tous les templiers de France, devenus trop riches et trop puissants... Secrètement, le roi espère faire ainsi main basse sur leurs richesses. Presque un mois plus tard, le 13 octobre 1307, ils sont donc tous arrêtés simultanément aux quatre coins de France.

Dans la Loire, la principale commanderie de l'Ordre des templiers se trouvait dans le Pilat, au hameau de Marlhettes. Lorsque les hommes du roi investisent les lieux, ils ne trouvent rien. Il se murmure par la suite que les templiers auraient eu le temps de quitter les lieux par des souterrains en emmenant leurs biens les plus précieux, et qu'ils se seraient rendus à Sainte-Croix pour y trouver refuge. Alors, ont-ils laissé le soin aux moines de veiller sur leur trésor en attendant des jours meilleurs? Et dans ce cas, ou serait-il caché? C'est un mystère qui n'est pas encore élucidé à ce jour...

Quelques vues extérieures de la Chartreuse...
Quelques vues extérieures de la Chartreuse...
Quelques vues extérieures de la Chartreuse...
Quelques vues extérieures de la Chartreuse...
Quelques vues extérieures de la Chartreuse...
Quelques vues extérieures de la Chartreuse...
Quelques vues extérieures de la Chartreuse...

Quelques vues extérieures de la Chartreuse...

Si vous passez par là-bas, vers Rive-de-Gier, n'hésitez-pas à faire un détour pour aller visiter ce village splendide! D'autant qu'il y a pleins de chemins de rando super chouettes aux alentours. D'ailleurs, on a fait une marche de 4 km jusqu'aux Roches de Marlin, des roches réputées magiques, sur les hauteurs entourant le vallon où se trouve le village de Sainte-Croix... Mais j'en parlerai dans un prochain article, stay tuned!

 

A bientôt!

Publié dans La Loire

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